Plusieurs études et documentaires portent un regard critique sur l’industrie du poisson, avec des photos incroyables de fermes piscicoles à travers le monde. Beaucoup ont encore une vision plutôt romantique de la pêche, mais en matière de production alimentaire à grande échelle, l’image est en fait plutôt sombre.

La pêche aujourd’hui est confrontée à une série de problèmes graves, de la surpêche, de la pollution chimique à la mutation génétique suite aux expositions toxiques. Certains considèrent que par le biais de l’agriculture intensive et la pollution mondiale, la chair des poissons que nous mangeons est transformée en un cocktail chimique mortel.

Malgré cela, le commerce du poisson est en plein essor.

L’aquaculture se présente comme une solution durable à la surpêche. Mais en réalité, les fermes piscicoles causent effectivement plus de problèmes qu’elles n’en résolvent. Il y a vraiment peu de différence, en termes de pollution de l’environnement, entre les parcs d’engraissement terrestres et ceux aquatiques.

Le saumon d’élevage – un des aliments les plus toxiques dans le monde ?

En regardant les produits chimiques utilisés dans les élevages de poissons en Norvège, Kurt Oddekalv, un militant écologiste norvégien respecté, pense que l’élevage du saumon est une catastrophe à la fois pour l’environnement et pour la santé humaine.

Sous les fermes de saumon parsemées à travers les fjords norvégiens, il y a une couche de déchets de 15 mètres de hauteur, débordante de bactéries, médicaments et pesticides. Bref, tout le fond marin a été détruit, et puisque les fermes sont situées dans des eaux libres, la pollution de ces fermes n’est nullement maitrisée.

Une ferme de saumon peut contenir plus de 2 millions de saumons dans un espace assez restreint. Cette surpopulation entraîne des maladies, qui se propagent rapidement chez le saumon stressé.

Selon Oddekalv, les poux de mer, la maladie du Pancréas (PD) et le virus de l’anémie infectieuse du saumon (ISA) se sont répandus à travers la Norvège, mais les consommateurs ne sont pas informés et la vente de ces poissons malades se poursuit toujours.

Un certain nombre de pesticides dangereux (parfois  connu pour avoir des effets neurotoxiques) sont utilisés pour conjurer ces agents pathogènes. Le poisson a toujours été considéré comme un aliment sain, mais selon Oddekalv, aujourd’hui le saumon d’élevage est l’un des aliments les plus toxiques au monde!

Jerome Ruzzin, chercheur en Toxicologie, a confirmé les allégations d’Oddekalv. Il a testé plusieurs groupes d’aliments vendus en Norvège, et en effet, le saumon d’élevage contient la plus grande quantité de toxines, et avec une importante marge.

Dans l’ensemble, le saumon d’élevage est cinq fois plus toxique que tout autre produit alimentaire testé. Lors d’études portant sur l’alimentation animale, les souris nourries au saumon d’élevage deviennent obèses, avec des couches épaisses de graisse autour de leurs organes internes. Ils ont également développé le diabète.

Le saumon, mutations génétiques…

Les pesticides utilisés affectent l’ADN du poisson, ce qui provoque des mutations génétiques. Des exemples inquiétants de morue déformée sont capturés.

Ce qui est encore plus inquiétant est que, selon Oddekalv, environ 50 pour cent de la morue d’élevage est déformée de cette façon. Et lorsqu’une femelle morue s’échappe, elle apporte ces mutations génétiques et ces malformations dans la population sauvage.

Le saumon d’élevage souffre de mutations moins visibles mais tout aussi inquiétantes. La chair du saumon d’élevage est « fragile » et se brise lorsqu’elle est pliée – une caractéristique très anormale.

Le contenu nutritionnel est aussi sauvagement anormal. Le saumon sauvage contient environ 5 à 7 pour cent de matières grasses, alors que la variété d’élevage peut contenir entre 14,5 à 34 pour cent.

De nombreuses toxines s’accumulent plus facilement dans les graisses, ce qui signifie que même lorsqu’ils sont élevés dans des conditions tout aussi contaminées, le saumon d’élevage contient beaucoup plus de toxines que le sauvage.

Plus choquant, la recherche révèle que la plus importante source d’exposition aux toxiques n’est pas les pesticides ou les antibiotiques, mais plutôt l’alimentation !Les polluants présents dans l’alimentation du poisson comprennent les dioxines, les polychlorobiphényles (PCB), et un certain nombre de médicaments et de produits chimiques.

Mangez-vous réellement du poisson ?

Le poisson peut être l’un des aliments les plus sains que vous pouvez manger, mais à l’ère industrielle, vous devez être très prudent sur le choix du type de poisson.

Si vous avez besoin d’une autre raison d’éviter les aliments transformés, sachez que les déchets de poisson sont devenus un « produit de grande valeur » utilisé dans les aliments transformés. A moins de 15 cents par kilo, des têtes et des queues de poisson sont utilisés.

Pratiquement rien ne se perd. Les peaux de poisson sont recyclées pour être utilisées dans l’industrie cosmétique. Le reste des déchets de poisson est lavé et broyé en une pâte, qui est ensuite utilisé dans les plats cuisinés et la nourriture d’animaux domestiques.

Étant donné que les fabricants alimentaires ne sont pas tenus de vous dire que leurs produits comportent de la pâte de poisson et non de la chair réelle de poisson, ces produits offrent alors une marge bénéficiaire très élevée. D’ailleurs, si la liste des ingrédients du produit ne précise pas qu’il est fait avec du filet de poisson, il est généralement fait avec de la pâte de déchets de poisson.

La fraude est également monnaie courante. Certains poissons d’élevage se font passer pour des poissons sauvages, surtout dans les produits transformés étant donné que la traçabilité est plus complexe.

Meilleures options: Sardines et Anchois.

 Il est tout à fait clair que les exploitations de poissons ne sont pas une solution viable à la surpêche. Elles détruisent l’écosystème marin. Malheureusement, une grande majorité des poissons, même sauvages, sont trop contaminés pour être mangés régulièrement. La plupart des grands cours d’eau dans le monde sont contaminées par le mercure, par des métaux lourds et des produits chimiques comme les dioxines, les PCB etc.

Cette pollution touche plus particulièrement les gros poissons gras situés en haut de la chaine alimentaire : requin, saumon, thon, ou espadon qui ajoutent aux polluants contenus dans leur chair, ceux des poissons qu’ils ont mangés.

Plus un poisson est gros, plus il est vieux et plus il aura accumulé de contaminants tout au long de sa vie.

Cependant, les plus petits poissons avec de courts cycles de vie, ont tendance à être de meilleures alternatives en termes de teneur en matières grasses, comme les sardines et les anchois. Le risque de contamination est plus faible et la valeur nutritive est plus élevée.

Un principe général, consommez des petits poissons en bas de la chaine alimentaire comme la sardine et l’anchois et préférez la pêche locale.

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